• Fanny Abes
  • Posts
  • "Il faut que je sorte de ma boîte, quelle que soit l'issue"

"Il faut que je sorte de ma boîte, quelle que soit l'issue"

(j'étais en mode "démission du président")

Dans cette édition :

Je fais rarement des emails de retour client, mais il fallait que je vous partage celui-ci :

  • Un chef d’entreprise au bout du rouleau malgré plus de 10M€ de CA et des marges importantes

  • A deux doigts de tout lâcher et de donner l’entreprise au premier venu

  • Un an après, la valorisation de sa boîte a fait x5 par rapport au scénario d'abandon

Votre situation n’est pas une fatalité et elle peut évoluer très vite vers le positif =>

Prison dorée :

Il y a un an, un client me contacte pour la première fois.

La boîte qu'il dirige a été montée il y a plus de 10 ans dans le digital. Sur le papier, c'est une réussite : plus de 10 M€ de CA, plus de 25 salariés, une marge nette supérieure à 70 %.

Le genre de chiffres dont la plupart des entrepreneurs rêvent.

Sauf qu'au moment où il m'écrit, voici ce qu'il pense :

"Je suis OK avec le fait d'abandonner. Alors que ce n'est pas du tout mon tempérament. Je suis vraiment au bout du bout. Tu te sens emprisonné dans ton propre truc, seul et incompris."

Il est sur le point de tout lâcher. Pas faute de travail. Pas faute de chiffres. Mais parce qu'il est seul, épuisé, sur-sollicité, et qu'il ne se reconnaît plus dans ce qu'il fait.

Il me dit cette phrase qui m'a marqué :

"Quelle que soit l'issue, il faut que je sorte de cette boîte. Même s'il ne faut pas vendre, même si je ne trouve pas un acheteur, je suis en mode démission du président."

C'est dans cet état d'esprit qu'on a commencé à travailler ensemble.

Il n'avait jamais pris de coach ni de consultant avant moi. Il s'en méfiait.

Ses mots :

"Un coach lambda n'a jamais monté de boîte… ça fait plus de 10 ans que je gère la mienne. J'ai plutôt l'impression qu'ils brassent de l'air."

Ce qui l'a fait basculer, c'est que moi aussi j'ai monté une boîte à 20 M€ de CA en partant de zéro. Ce n'est pas une promesse de méthode qui l'a convaincu. C'est qu'il s'est senti compris par quelqu'un qui avait vécu ce qu'il vivait.

Pendant les mois qui ont suivi, on a travaillé sur trois choses.

D'abord, comprendre que sa situation n'était pas un problème personnel mais une réalité structurelle, vécue par beaucoup de dirigeants comme lui.

Ensuite, reprendre toute son entreprise depuis le début : comment il vend, comment il livre, qui fait quoi, quelles décisions sont systématiques, quelles règles sont implicites.

Et surtout formaliser de la bonne manière afin de déléguer sans devoir repasser derrière à chaque fois.

Son niveau d’exigence est devenue la méthode de travail de la boîte et il a pu sortir de l’opérationnel en grande partie.

Enfin, avoir les conversations difficiles qu'il évitait depuis trois ans, avec un cadre clair et sans culpabilité.

Un an après, on en est où ?

L'audit qu'on a fait au démarrage a sorti 80 000 € d'économies annuelles en une seule heure. En plus de ça, sur la masse salariale, quatre postes ont été économisés, sans baisse d'activité.

Sa phrase à lui, sur ce qui s'est passé :

"Ça m'a permis de tenir les mois de plus qui permettent de faire une belle exit. La valorisation de mon entreprise a fait X5 versus si j’avais tout lâché il y a un 1 an."

5 fois plus.

Sa boîte ne s'est pas transformée en un an. C'est lui qui s'est transformé. Il est passé de "je veux fuir" à "je décide à quel prix et à quel moment je sors".

Sa phrase de fin, quand on a fait le bilan il y a quelques semaines :

"L'accompagnement m'a vraiment fait l'effet d'un déclic. J’étais si proche du but mais j’ai bien failli tout lâcher."

Je vous raconte cette histoire parce qu'elle commence comme beaucoup d'autres. Un dirigeant avec des chiffres enviables sur le papier, qui sur le terrain n'en peut plus.

Si vous vous reconnaissez dans ce qu'il décrivait il y a un an, on peut en parler en visio : calendly.com/fanny-abes-y_jn/sortez-du-chaos

Fanny